JPG VIDEO ← Retour aux ressources
🎬 Focus réalisation

SMIRTOM DE LA RÉGION DE L'AIGLE

Filmer le service public de notre propre territoire

📅 Automne 2025 ⏱️ 6min11 + films focus 📍 Orne, Normandie

Un service public à l'échelle d'un territoire

Le SMIRTOM de la région de L'Aigle collecte et traite les déchets de trente-six communes de l'Orne depuis 1972. Trente-cinq agents, trois déchèteries, quatre-vingt-cinq zones de tri, vingt-huit mille habitants. Sur le papier, c'est un organigramme. Sur le terrain, c'est un camion qui passe dans une rue de village à sept heures du matin, un agent qui explique à un retraité dans quelle benne va sa laine de verre, et un centre de tri à Guichainville où finissent, chaque semaine, les sacs jaunes de tout le secteur.

Ce genre de service ne se remarque que lorsqu'il s'arrête. Le reste du temps, il fonctionne, discrètement, à une échelle que peu de gens mesurent — y compris, souvent, les habitants qui en bénéficient tous les jours.

1972
Année de création
36
Communes couvertes
28 000
Habitants desservis
85
Zones de tri

Nous ne sommes pas venus de l'extérieur

Il faut le dire d'emblée, parce que cela a orienté tout le film : JPG VIDEO est installé à Saint-Sulpice-sur-Risle, à deux kilomètres de L'Aigle. Nous faisons partie des trente-six communes. Le camion qui vient chercher nos sacs jaunes est celui que nous avons filmé ; les agents des déchèteries de Saint-Ouen-sur-Iton ou de La Ferté-Fresnel, nous les croisions déjà avant de poser une caméra devant eux.

Cela change la nature du travail. Nous n'avions pas à découvrir un territoire en trois jours pour en restituer une version présentable. Nous le connaissions, avec ses distances, ses habitudes et ses réticences. Et nous savions ce qui, ici, sonne faux : le ton donneur de leçons, la carte postale normande, le vocabulaire de plaquette institutionnelle. Un habitant des Pays de L'Aigle repère ces choses-là immédiatement.

Filmer le service public de son propre territoire, c'est aussi une forme d'engagement local. Nous en sommes fiers, sans en faire un argument commercial : les entreprises et les collectivités de l'Orne ont largement de quoi être représentées, et il se trouve que nous avons le métier qui permet de le faire.

Ce que le territoire a construit

Le sujet du film, en réalité, n'est pas le tri. C'est ce que la collectivité a mis en place pour que le tri soit possible, et qui s'est étoffé année après année sans jamais faire de bruit.

La Ressourcerie de L'Aigle

C'est la dernière pièce arrivée, et la plus symbolique. Avant elle, le scénario ordinaire ressemblait à ceci : on charge la voiture, on prend la route de la déchèterie, et c'est une fois sur place, benne devant soi, qu'on se demande si la commode ou le vélo aurait pu resservir. À ce stade, la réponse arrive trop tard. La Ressourcerie déplace cette question de quelques heures : elle se pose avant de partir. Dépôt gratuit des objets en bon état, remise en état par l'équipe lorsque c'est nécessaire, revente à petit prix. Une famille repart avec un meuble abordable, l'objet retrouve un usage, et une benne d'encombrants ne part pas à l'incinération.

La Ressourcerie de L'Aigle — vue aérienne par drone

Les déchets verts traités sur place

Ils représentent près d'un tiers de ce que les habitants apportent en déchèterie, et ils sont entièrement traités par les équipes du SMIRTOM. Ce point mérite d'être souligné, parce qu'il est rarement connu : une part considérable du volume ne quitte pas le territoire et ne coûte pas un transport de plus.

Des filières, pas des bennes

En déchèterie, chaque benne correspond à une filière de recyclage identifiée — laine de verre, laine de roche, bois, palettes, ferraille, mobilier, carton. Il y en a des dizaines. Les agents savent où part chaque flux et ce qu'il devient. Cette traçabilité en aval, que le film montre sans la nommer, est ce qui distingue un centre de valorisation d'une simple aire de dépôt.

La caractérisation, ou savoir ce qu'il y a vraiment dans le sac

Les sacs jaunes du territoire partent au centre de tri de Guichainville, près d'Évreux, où plastiques, métaux et cartons sont séparés. À intervalles réguliers, les équipes prélèvent un échantillon et le trient à la main, matière par matière, pour en établir la composition exacte. Cette opération porte un nom que les habitants n'entendent jamais : la caractérisation. Voir le film consacré à la caractérisation →

Elle n'a rien d'un exercice administratif. C'est elle qui indique la part réelle de chaque matière, donc ce que le syndicat peut valoriser, ce qu'il perd en refus, et où la pédagogie doit porter l'année suivante. Sans caractérisation, une collectivité pilote son service au jugé. Avec elle, une consigne mal comprise devient un chiffre, et un chiffre peut se corriger. Les matières, une fois séparées, sont compressées en balles et envoyées aux usines de recyclage.

Corriger plutôt que sanctionner

Un détail nous a marqués au centre de tri. Lorsqu'un sac jaune est refusé, l'étiquette apposée dessus porte le numéro de téléphone du syndicat. L'objectif n'est pas de verbaliser mais d'appeler, et d'identifier ensemble ce qui a coincé. « Il faut l'identifier, cette erreur », dit l'agent dans le film. C'est une phrase de service public, au sens propre.

Cinq euros contre cinq cents

De tous les arguments du film, celui qui marque le plus n'est ni écologique ni réglementaire. Il est comptable. D'après les chiffres communiqués par le SMIRTOM, incinérer une tonne de déchets coûte environ cinq cents euros, quand la même tonne triée en coûte cinq.

500 €
Incinérer 1 tonne
VS
5 €
Trier 1 tonne

Le rapport de un à cent se lit avec précaution : le coût du tri intègre les recettes de revente des matières et les soutiens versés par les éco-organismes, et il varie d'une collectivité à l'autre. Il reste qu'un sac blanc trop lourd finit sur la feuille d'impôts locaux des habitants du territoire — les nôtres compris. Le syndicat estime par ailleurs que la moitié de ce qu'il incinère aujourd'hui pourrait être triée et valorisée.

Une série, pas une vidéo

La commande initiale portait sur un film général de six minutes onze, celui qui ouvre cette page. Il fallait qu'il tienne debout seul, pour une projection en réunion publique ou une diffusion sur les réseaux du syndicat.

Mais six minutes ne suffisent pas à traiter correctement chaque équipement du territoire. D'où la série de films focus qui l'accompagne, plus courts, chacun consacré à un sujet précis : la Ressourcerie, les déchets verts, et les autres volets du service. Chacun peut être diffusé seul, au moment où il est utile — l'ouverture d'un équipement, une saison de tonte, une campagne sur une consigne mal comprise — sans qu'il faille remonter le film complet à chaque fois.

Avoir accompagné le SMIRTOM sur l'ensemble de cette série, et pas seulement sur un film vitrine, est ce dont nous sommes le plus satisfaits sur ce projet. C'est aussi ce qui a permis d'obtenir une cohérence d'image entre les différents sujets : même traitement, mêmes intervenants, même façon de filmer les gestes.

Les coulisses

Le tournage s'est déroulé sur plusieurs journées d'automne 2025, en équipe réduite : deux personnes, une caméra cinéma, un drone pour les plans larges. Les lieux étaient nombreux et éloignés les uns des autres — les trois déchèteries de Saint-Ouen-sur-Iton, Moulin-la-Marche et La Ferté-Fresnel, le centre de tri, la Ressourcerie, les tournées de collecte — ce qui a imposé beaucoup de route et une logistique serrée.

Un site d'exploitation ne s'arrête pas pour un tournage, et il n'en était pas question. Les usagers continuaient de déposer, les bennes de tourner, les camions de manœuvrer. Nous avons travaillé dans le flux, en nous adaptant aux consignes de sécurité de chaque site plutôt que l'inverse.

Le vrai enjeu était ailleurs. Aucun des intervenants n'est comédien et personne n'avait de texte. Sur ce type de film, la méthode consiste à poser des questions courtes, à laisser le silence faire son travail, et à accepter de retourner deux ou trois fois la même explication jusqu'à ce qu'elle sorte naturellement. Ce qui s'est retrouvé au montage, ce sont rarement les phrases les mieux construites, mais celles où l'on entend que la personne connaît son métier.

Le drone, lui, sert à une chose précise : situer. La Ressourcerie est un bâtiment que beaucoup d'habitants n'avaient encore jamais vu. Un plan aérien large règle en trois secondes ce qu'une phrase de commentaire aurait mal expliqué.

Le code couleur, et l'erreur du carton

Pour ce qui doit vraiment être jeté, le système tient en quatre contenants. Le sac jaune et le sac blanc sont collectés devant chez soi ; le verre et le papier se déposent dans les zones de tri réparties sur le territoire.

📦
SAC JAUNE
Tous les emballages, vidés
🗑️
SAC BLANC
Le non-recyclable uniquement
🍾
BORNE VERTE
Le verre
📰
BORNE BLEUE
Le papier, pas le carton

L'erreur la plus répandue tient en un mot : le carton. Il est intuitivement classé avec le papier, alors qu'il s'agit d'un emballage et qu'il relève donc du sac jaune. Les agents citent aussi les bouteilles en verre et les textiles retrouvés dans le sac blanc, alors que les deux disposent d'une filière dédiée.

Bon à savoir

Si la Ressourcerie est fermée, un espace Ressourcerie est accessible à la déchèterie de Saint-Ouen-sur-Iton, ouverte toute l'année. Les dons peuvent y être déposés dans les mêmes conditions.

Le quizz du tri

Nous avons prolongé la série par un quizz en ligne, pour vérifier en deux minutes ce que l'on croit savoir sur le sac jaune.

Faire le quizz du tri →

Le cadre légal

Les films ne parlent pas de réglementation, volontairement : c'est le meilleur moyen de perdre un spectateur en trente secondes. Elle est pourtant l'arrière-plan de tout le sujet. La loi AGEC, pour anti-gaspillage et économie circulaire, promulguée le 10 février 2020, fixe à la France une trajectoire dont les collectivités portent l'essentiel de la charge opérationnelle. C'est elle aussi qui rappelle la hiérarchie européenne des priorités : prévention d'abord, réemploi ensuite, puis recyclage, valorisation et, en dernier recours seulement, élimination. Le recyclage n'est donc pas le sommet de la vertu écologique ; c'est déjà un plan de repli.

Les principales échéances

  • Tri à la source des biodéchets généralisé depuis janvier 2024, pour les particuliers comme pour les professionnels
  • Obligation d'installer des dispositifs de tri dans l'espace public depuis janvier 2025
  • Objectif de 100 % de plastiques recyclés fixé à l'horizon 2025
  • Stratégie dite des 3R : réduire, réutiliser, recycler
  • Réduction de moitié des déchets mis en décharge d'ici 2025, par rapport à 2010
  • Sortie du plastique à usage unique programmée à l'horizon 2040

Pour un syndicat comme le SMIRTOM, ces objectifs se traduisent en investissements, en filières nouvelles et en explications à donner. La série de films fait partie de ce dernier volet.

Transcription du film général

Chaque jour, nous produisons des déchets. Et si on vous disait que les déchets peuvent être des ressources ?

Bienvenue au SMIRTOM de la région de L'Aigle, où chaque geste compte pour un avenir plus vert.

Depuis 1972, notre équipe dynamique d'environ trente-cinq personnes gère la collecte, le tri et la valorisation de vos déchets dans l'Orne, en Normandie. On couvre trente-six communes et près de vingt-huit mille habitants.

Notre mission : valoriser tout ce que vous triez.

Grâce à nos chauffeurs et ripeurs qui viennent chercher vos déchets directement chez vous, à nos trois déchèteries — Saint-Ouen-sur-Iton, Moulin-la-Marche, La Ferté-Fresnel — des agents toujours disponibles pour vous guider, et quatre-vingt-cinq zones de tri un peu partout sur le territoire.

Et désormais, la Ressourcerie de L'Aigle, pour y déposer ce qui est en bon état et peut encore servir. Ensemble, donnons une seconde vie à ce que vous ne voulez plus. Un vrai travail d'équipe.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Incinérer une tonne de déchets coûte cinq cents euros. La même tonne triée, seulement cinq euros. C'est cent fois moins cher. Et la moitié de ce que nous incinérons aujourd'hui pourrait être trié et valorisé. C'est un potentiel énorme.

Alors, par quoi on commence ? Avant de penser recyclage, on se pose la question magique : « Est-ce que cet objet peut encore servir ? » Pas à vous, peut-être, mais à quelqu'un d'autre.

Tout ça, c'est parfait pour la ressourcerie. Le principe est simple et généreux. Vous déposez gratuitement vos objets directement à la ressourcerie ou bien à la déchèterie. Ils sont remis en état si besoin et revendus à petit prix. Résultat : une famille qui trouve un meuble abordable, un objet qui retrouve une utilité et un déchet évité.

« Nous, on est très axés sur la réutilisation, une déchèterie sur la valorisation. »

Maintenant, pour ce qui doit être vraiment jeté, on vous a créé un système ultra-rapide. Chez vous, le sac jaune, c'est votre meilleur allié. Dedans, tous vos emballages trouvent leur place. Pensez juste à les vider de leur reste et c'est parti. On vient les chercher directement devant chez vous. Vous n'avez même pas besoin de vous déplacer.

Les sacs jaunes, nous les envoyons au centre de tri de Guichainville, près d'Évreux. Toutes les matières — plastique, métal, carton — vont être séparées. Cet échantillonnage est appelé caractérisation et nous permet de connaître précisément la part de chaque matière pour chaque filière. Les matières vont être compressées en balles et ensuite envoyées dans les usines de recyclage.

« Nous, on ne peut pas prendre un sac jaune avec des erreurs. Il faut l'identifier, cette erreur. C'est pour ça que sur l'étiquette erreur, on a notre numéro de téléphone pour les inciter à nous appeler de manière à ce qu'ensemble, on identifie l'erreur. »

« C'est une bonne chose pour la planète. Si on peut sauver un petit peu à notre échelle. »

C'est comme ça qu'on progresse, tous ensemble.

Le sac blanc, lui, c'est vraiment le plan B. Il accueille uniquement ce qui ne peut pas être recyclé, ce qui n'a pas de filière de tri. Et l'objectif, c'est qu'il soit le plus léger possible.

Les erreurs les plus fréquentes qu'on peut rencontrer dans un sac blanc : les bouteilles en verre, les vêtements, textiles... alors qu'il y a une filière bien spécifique.

Le sac jaune et le sac blanc, nous venons les chercher au pied de votre porte. Et pour le papier et le verre, près de chez vous, nous avons organisé des zones de tri appelées points d'apport volontaire. Chacun sa couleur : vert pour le verre, bleu pour le papier, et jaune pour les emballages.

Comme le sac jaune, le carton est un emballage. Il va donc dans les emballages. Il ne va pas dans le papier.

La déchèterie, c'est bien plus qu'un simple point de dépôt. C'est le cœur battant de notre système de valorisation.

Un doute sur où jeter quelque chose ? C'est ici qu'il faut venir. Chaque déchet a sa filière de valorisation et nos agents sont là pour vous guider vers la bonne solution.

La Ressourcerie est fermée ? Déposez vos dons à la déchèterie de Saint-Ouen, ouverte sept jours sur sept toute l'année.

« On peut venir déposer à peu près tout. Et si jamais il y a un souci, n'hésitez pas à poser vos questions aux agents. On sera très heureux de vous répondre. »

Nos trois déchèteries et leurs agents vous accueillent toute l'année. Chaque benne correspond à une filière de recyclage. Il y en a des dizaines : laine de verre, laine de roche, bois, palettes, ferraille, mobilier, carton... Les déchets verts, qui représentent près d'un tiers de ce que vous apportez, sont entièrement traités par les équipes du SMIRTOM.

Ici, même ce qui semble irrécupérable trouve une seconde vie. Chaque déchet a sa propre filière, suit son parcours jusqu'au recyclage ou jusqu'au traitement. On sait exactement tout ce qui se passe en aval.

« Quand on arrive en déchèterie, on va faire en sorte d'en mettre le moins possible dans l'incinérable pour mieux revaloriser tout ce qui peut y avoir. Et nous, on est vraiment là pour vous aider à le faire. »

Notre mission est simple : donner une seconde vie aux matériaux, améliorer encore le tri et réduire la part de déchets non valorisés.

Tout le personnel du SMIRTOM est mobilisé pour vous accompagner et faciliter la réduction de notre impact sur l'environnement.

Ensemble, nous pouvons aller encore plus loin.

Fiche technique

Client
SMIRTOM de la région de L'Aigle
Contact client
Cindy Longuet, responsable communication
Type de production
Film général + série de films focus
Durée du film général
6 minutes 11
Période de tournage
Automne 2025
Lieux de tournage
Déchèteries, centre de tri, Ressourcerie, tournées de collecte
Équipe JPG VIDEO
Jean-Pascal Gauthier, Guillaume Quentin
Matériel
Caméra cinéma, drones

Remerciements

Merci à Cindy Longuet pour la confiance et la préparation du tournage, ainsi qu'aux agents des déchèteries, aux chauffeurs et aux ripeurs qui nous ont laissé travailler dans leurs pas sans jamais ralentir le service.

En savoir plus sur le SMIRTOM

Horaires des déchèteries, calendrier de collecte, informations pratiques sur le tri et la Ressourcerie.

Visiter le site du SMIRTOM →

Suivre le SMIRTOM sur Facebook

Actualités du service, consignes de tri et horaires des déchèteries.

Suivre sur Facebook

UN PROJET DE SENSIBILISATION ?

Collectivités, syndicats, entreprises : nous accompagnons les projets qui ont quelque chose à expliquer, en Normandie et au-delà.

Parlons de votre projet