Film d’entreprise & RH
Guide pratique — Production vidéo
Votre salarié dans votre film : bon à savoir avant le tournage

Droit à l'image, autorisation signée — quelques réflexes simples pour partir serein le jour du tournage.

Vos collaborateurs sont souvent les meilleurs ambassadeurs de votre entreprise. Quand ils témoignent de leur métier face caméra, c'est un geste naturel — et une opportunité formidable pour crédibiliser votre message. Voici les bons réflexes pour que tout se passe sereinement.

Chez JPG Vidéo, nous intégrons cette étape à chaque production. Non pas comme une contrainte administrative, mais comme un moment d'échange avec ceux qui vont porter votre projet à l'écran.

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Le cas le plus courant : votre salarié dans son rôle

Dans la grande majorité des films d'entreprise, vos collaborateurs apparaissent dans leur cadre habituel : ils exécutent leur métier et témoignent de leur quotidien. Le technicien est filmé à son poste, la commerciale parle de ses clients, le responsable logistique montre son entrepôt. Ils ne jouent pas un rôle — ils sont eux-mêmes, dans leur environnement réel.

C'est précisément cette authenticité qui fait la force d'un film d'entreprise. Et dans ce cas de figure, le cadre est simple. Voici ce que l'employeur doit faire :

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Informer clairement

Expliquez le projet, la finalité du film, les supports de diffusion prévus. Un salarié bien informé participe avec enthousiasme.

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Recueillir l'accord écrit

Une autorisation d'image signée avant le tournage. Un document simple, d'une page, qui précise le contexte et la durée d'exploitation.

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Garantir le volontariat

La participation reste toujours libre. Aucune pression, aucune conséquence en cas de refus. C'est cette liberté qui rend le témoignage crédible à l'écran.

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Valoriser la contribution

Un remerciement sincère, une avant-première du film à l'équipe, une mention au générique — reconnaître l'implication renforce l'engagement bien au-delà du tournage.

En droit français, le droit à l'image est protégé par l'article 9 du Code civil. Même lorsqu'un salarié est filmé dans l'exercice de ses fonctions, son accord préalable reste indispensable. C'est une condition légale — et c'est aussi ce qui garantit la sincérité de sa participation.

Un salarié qui témoigne de son métier avec son accord, c'est la preuve la plus authentique que votre entreprise puisse produire.

L'équipe JPG Vidéo
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L'autorisation d'image : un document simple qui protège tout le monde

Signer une autorisation d’image, ce n’est pas signer un contrat complexe. C’est un document court qui clarifie les règles du jeu pour les deux parties : votre entreprise sait ce qu’elle peut faire, votre salarié sait où son image va aller. Tout le monde part serein.

Un bon document d’autorisation mentionne simplement :

Notre conseil

Privilégier la transparence sur l’exhaustivité

Inutile d’envoyer un document de dix pages à votre collaborateur. Un formulaire d’une page, clair et bien rédigé, fait largement le travail. Ce qui compte, c’est que le salarié comprenne exactement ce à quoi il consent — et qu’il le signe de son plein gré, avant le tournage.

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Quatre situations où bien anticiper change tout

Dans notre expérience de production, quatre scénarios reviennent régulièrement. Dans chaque cas, une réflexion en amont évite de longues discussions en aval.

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Le film qui grandit avec votre entreprise

Un film prévu pour le site web finit sur YouTube, puis en fond de stand de salon. C’est souvent signe que le film fonctionne bien ! Pour l’anticiper, listez dès le départ tous les usages envisageables dans l’autorisation. Mieux vaut une liste un peu longue qu’un appel téléphonique gênant six mois plus tard.

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Le collaborateur qui évolue ou part

La vie d’une entreprise, c’est aussi des départs. Une clause prévoyant le maintien de l’exploitation jusqu’à une échéance précise — avec un délai de retrait raisonnable si souhaité — permet à chacun de rester sur de bonnes bases, même après la fin du contrat.

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Le film interne qui devient externe

Un film tourné pour une convention interne que vous décidez ensuite de publier en ligne — ça arrive. C’est une bonne nouvelle pour votre communication ! Prenez juste le temps de recueillir une nouvelle autorisation adaptée à l’usage externe avant la mise en ligne.

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L’autorisation signée après coup

Le tournage s’enchaîne vite, le montage aussi, et les signatures attendent… Une autorisation obtenue avant le tournage a bien plus de valeur — pour tout le monde. C’est un réflexe simple à intégrer dans le planning de production.

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Comment nous gérons ça chez JPG Vidéo

Nous avons appris à intégrer ces étapes naturellement dans notre processus, pour que nos clients n’aient pas à y penser à la dernière minute.

Notre démarche en préproduction

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Identifier les personnes filmées dès le brief

Dès le premier entretien, nous listons qui apparaîtra à l’écran. Salarié, client, prestataire — chaque profil a sa propre logique. Mieux vaut le cartographier tôt.

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Clarifier les supports et la durée d’exploitation

On pose la question directement : où ce film va-t-il vivre ? Aujourd’hui, et dans deux ans ? Cette conversation en amont permet d’écrire une autorisation qui reflète réellement vos ambitions.

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Préparer le formulaire d’autorisation adapté

Nous vous fournissons un modèle prêt à l’emploi, que vos équipes RH ou communication font signer sereinement avant le tournage. Un document simple, lisible, sans jargon inutile.

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Vérifier avant de livrer

Nous contrôlons que toutes les autorisations sont en ordre avant de remettre le film final. C’est notre manière de vous garantir une production sans angle mort.

Art. 9
Code civil — le fondement du droit à l’image en France
100%
de nos productions incluent la gestion des autorisations d’image en préproduction
0
film livré sans autorisations signées — c’est notre engagement
Inclus dans toutes nos prestations

Les bons modèles, prêts à adapter

Chaque production JPG Vidéo inclut la mise à disposition des documents d'autorisation adaptés à votre projet — autorisation d'image, clause de départ. Ces modèles sont conçus pour être soumis à votre service RH et à votre conseil juridique avant signature : chaque entreprise a ses spécificités, et c'est à vos équipes de les valider. Notre rôle : vous fournir une base solide pour qu'ils n'aient plus qu'à affiner.

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Cas particuliers : quand une contrepartie financière entre en jeu

Dans le cas courant — un salarié filmé dans son rôle, qui témoigne de son métier — la question de la compensation financière ne se pose pas. L'information, le consentement et la reconnaissance humaine suffisent.

En revanche, certaines situations sortent de ce cadre et peuvent justifier une contrepartie financière :

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Le salarié joue un rôle

Il incarne un personnage, joue une scène scénarisée, ou est mis en situation fictive. Ce n'est plus un témoignage — c'est une prestation qui relève du spectacle.

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Diffusion élargie ou commerciale

Le film dépasse le cadre initial : campagne publicitaire nationale, diffusion télévisée, exploitation commerciale par des tiers. L'image du salarié prend une valeur marchande.

Dans ces cas, voici les pratiques les plus courantes en France :

Forme de contrepartie Quand l'utiliser
💰 Prime sur fiche de paie Diffusion large, long terme, rôle central dans le film
🎬 Cachet de figuration (CDDU) Mise en scène, jeu d'acteur, production avec budget figuration
🎁 Bon d'achat / avantage en nature Participation ponctuelle dans un film à diffusion élargie

En droit français, le figurant est juridiquement considéré comme un artiste du spectacle, une catégorie distincte du contrat de travail habituel. Dès qu'un salarié sort de son rôle professionnel pour interpréter quelque chose à l'écran, ce cadre légal s'applique et une contrepartie formelle devient pertinente.

L'essentiel à retenir : la contrepartie financière n'est pas la règle, c'est l'exception. Dans la très grande majorité des films d'entreprise, vos salariés témoignent de leur métier — et ce qui compte, c'est qu'ils soient informés, volontaires et remerciés.

Vous préparez un film avec vos équipes ?

Parlons de votre projet — du brief au tournage, on intègre tout ce qu’il faut pour que ça se passe bien pour tout le monde.

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Références juridiques

[1]

Article 9 du Code civil français — Droit au respect de la vie privée et protection de l’image.

[2]

Cour de cassation, Chambre sociale — Jurisprudence sur l’utilisation de l’image des salariés à des fins commerciales.

[3]

Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), Règlement (UE) 2016/679 — Traitement des images comme données personnelles.

[4]

Loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 — Loi Informatique et Libertés, modifiée en 2018.

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